m-santé : quelles sont les attentes des médecins généralistes ?

La santé n’échappe pas à la croissance du marché des smartphones et des tablettes. Très développée dans les pays émergents où elle se révèle chaque jour un peu plus indispensable, la m-santé ou santé mobile cherche toujours sa voie sur le vieux continent.

msante-articleblogSon avenir en France passera par le développement d’applications mobiles réellement utiles aux patients et suffisamment validées pour que les médecins puissent les recommander.

IDS Santé a confié à l’institut d’études MediQual Research le soin de faire le point avec les médecins généralistes sur leurs attentes vis-à-vis de la m-santé (janvier 2013).

 

1 – Équipement des médecins : la démocratisation des NTIC se confirme.

En effet ,41% utilisent déjà une technologie nomade(smartphone ou tablette) et ce taux monte à 50% pour les 45-54 ans. À noter que 25% des médecins de moins de 44 ans envisagent d’acheter une tablette pour un usage professionnel ou mixte dans les prochains mois.

2 – La m-santé : adoptée à titre personnel mais dans l’impasse côté patients.

L’usage professionnel de la m-santé par les médecins reste de très loin la recherche d’information médicale (68%), immédiatement suivie (28%) par la gestion de la mobilité (GPS, cartographie, etc ..) .
Les médecins se montrent par ailleurs très prudents concernant les applications mobiles pour leurs patients. Seulement 8% disent les recommander pour le suivi des maladies chroniques, 12% aimeraient les recommander mais 70% déclarent ne pas disposer d’informations suffisamment fiables pour le faire.

3 – Les médecins attendent des aides concrètes.

La m-santé suscite des attentes prioritaires chez les médecins généralistes dans les domaines suivants:
•    La pratique quotidienne au cabinet
•    La prévention
•    Les dossiers médicaux électroniques
•    Le maintien à domicile
•    Le suivi des maladies chroniques

Au final la m-santé intègre peu à peu le quotidien des médecins généralistes, mais on observe un décalage entre l’utilisation professionnelle qui reste encore très « primitive », centrée sur les aspects pratiques, et celle des patients qui adoptent déjà à grande échelle les applications mobiles santé ou les devices connectés.
Le vieillissement des effectifs des médecins, les contraintes réglementaires, le poids des habitudes et le manque de temps expliquent certainement une bonne partie de ces résultats. La méconnaissance des applications santé et services disponibles également.

Et si le petit monde de la m-santé s’ouvrait enfin un peu plus aux médecins (et aux patients) ?